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Yvonne Schultz Dans la griffe des jauniers Plon et Nourrit, 1931 __________________________________________________________________________________________________________________________________________ Résumé
Editions Kailash
__________________________________________________________________________________________________________________________________________ Chronique L'esclavage et la torture, abolis en principe chez les peuples civilisés, y sévissent encore sous des formes hypocrites; et dans les colonies européennes, en vertu de contrats plus ou moins librement consentis, la "main-d'oeuvre" indigène est soumise aux plus inhumaines cruautés. A cette "main-d'oeuvre" anonyme, qui ne compte que comme moyen de production, Yvonne Schultz substitue, pour nos imaginations, et, espérons-le, pour la conscience des coloniaux, des êtres humains: au mot, la chose. Avec presque trop de force, presque trop de vérité, elle nous peint les ruses des recruteurs, le passage épouvantable du pauvre village annamite à la plantation de caoutchouc conquise sur la forêt vierge; la vie de camp, sous la cadouille du surveillant indigène; toutes les formes de la misère et de l'arbitraire, de la dépravation et de la cruauté. On recule par moments devant tant d'horreur; on se dit: "Ce n'est pas possible!". Mais le monde maintenant sait que tout est possible: le pauvre Phuc et la pauvre Thi-Minh, victimes du mépris des blancs pour les jaunes, et du sophisme qui consiste à considérer comme toujours moindre que la cruauté asiatique la cruauté européenne, parviendront-ils à éveiller, de nos jours, le mouvement d'opinion qu'éveilla l'Oncle Tom ? La Quinzaine critique des livres et des revues, Vol. 3, n°34, 25 mai 1931 __________________________________________________________________________________________________________________________________________ Rééditions
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