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Olivier Diraison-Seylor Du fonds des abîmes, journal de Charles Dynvic, surveillant des travaux publics au Laos E. Figuière, 1911 __________________________________________________________________________________________________________________________________________
Chronique
J'ai déjà rendu compte céans du Livre de la houle et de la volupté, par Olivier Diraison-Seylor, l'auteur famé des Maritimes. Son nouvel ouvrage porte ce sous-titre Journal de Charles Dynvic, surveillant des Travaux publics au Laos. Je recorde que j'ai analysé également ici un autre roman sur le Laos, par Jean Ajalbert, Sao-Van-Di : les deus livres, chacun en son exactitude, sont bien divers de forme et d'inspiration. Je ne trouve pas le titre Du fond des abîmes exactement adéquat au sujet, j'aime mieux le sous-titre: Charles Dynvic est dans une situation quelque peu imprévue, un petit étrange - pas trop étrange en tant que coloniale, - mais ce n'est pas un homme entièrement perdu, un homme à la mer, et le corps du roman ne nous le démontre pas sepulturé à jamais dans un abîme. Pourquoi diable est-il écrit en épigraphe du volume De profondis... et pourquoi le mot est-il ainsi orthographié de rechef, en lieu de De profundis au cours du livre ? Bien fâcheux l'erratum qui (illisible) les ouvrages déjà parus du même auteur: Le Livre de la houle et de la volupté. Les premières pages du Fonds des abîmes sont d'un style un peu entortillé ; il devient ensuite meilleur et le nouveau roman (illisible) Le Livre de la houle et de la volupté est mieux écrit que Les Maritimes. Il y a de nombreux traits, documents de traditionnisme laotien dans le volume de Diraison-Seylor. Sur le dernier, on peut comprendre que Charles Dynvic sombre dans la folie, mais ce même dénouement aurait pu être rapporté d'un biais moins surprenant, moins étrange.
Revue du Traditionnisme français et étranger, janvier-février 1911
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