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Richard-Bourdet Gaou-Tieng, idylle d'Asie Plon, 1928 ____________________________________________________________________________________________________________
Chronique
(...) Plus au sud que M. Gervais, à Pnom-Penh, la ville des pagodes, M. Richard-Bourdet a placé l'action de son roman Gaou-Tieng, évocateur, lui aussi, de la "langoureuse Asie". M. Richard-Bourdet croit que, grâce à notre influence, s'opère une heureuse fusion des races en Indo-Chine, et tout en s'appliquant à peindre avec fidélité les mœurs du peuple Khmer, il s'ingénie à dégager de ses personnages ce qu'ils ont de commun avec les autres hommes. Il n'y a qu'une humanité pour M. Richard-Bourdet, qui ne voit que des différences superficielles insignifiantes entre les représentants de notre espèce. Mais si les hommes ont partout les mêmes organes et tes mêmes besoins, ce ne sont point que les contingences qui leur façonnent des manières d'être particulières et en tout cas, cela seul nous intéresse qui les distingue les uns des autres. N'importe. M. Richard-Bourdet a réussi de Gaou Tieng, le traiteur chinois ambulant, un très expressif portrait et les types sont amusants ou pittoresques qui évoluent autour de ce pieux et charitable bonhomme, au milieu d'une atmosphère fort bien rendue. Son récit captive, dont la sobriété n'exclut pas l'éclat.
Mercure de France, n°738, 15 mars 1929
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