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Paul Munier Gaudius et Kholéas Editions du fleuve, 1925
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Chronique
Ce livre que les Lecteurs de France-Indochine ont eu le plaisir de voir s'élaborer sous leurs yeux, et dont ils ont goûté la primeur dans de savoureux articles comptera dans la littérature coloniale. La lecture en est facile et attrayante, le style fluide, harmonieux, musical. L'auteur a un vrai tempérament de philosophe: il philosophie à propos de tout, à propos d'une luciole qui, dans l'ombre de la nuit, s'allume et s'éteint alternativement, à propos du coolie-xe qui véhicule un promeneur, à propos de deux indigènes qui se querellent à grand bruit dans la rue. — Il n'abandonne les rênes à sa fantaisie que pour revenir bientôt après à la réalité la plus exacte à cette réalité qu'on ne soupçonne pas tout d'abord, et qu'on ne perçoit qu'avec des regards particulièrement attentifs — Après s'être amusé à nous faire visiter les différents services de l'Administration du Temps perdu, M. Munier nous incite à méditer par des aperçus profonds sur le coeur humain.
L'Eveil économique de l'Indochine, n° 454, 21 février 1926
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