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Jean Marquet La Jaune et le Blanc, roman de moeurs indochinoises Editions du Monde moderne, coll. "Le Vaste monde", 1926 __________________________________________________________________________________________________________________________________________
Chronique
M. Jean Marquet, qui, sur les traces de Jules Boissière, écrivit pour ses débuts un remarquable roman de mœurs indo-chinoises (De la rizière à la montagne), publie aujourd'hui sous ce titre, La jaune et le blanc, un nouveau livre où l'on retrouve ses qualités de peintre fidèle de l'Extrême-Orient, mais dont on ne saurait dire qu'il ajoute à sa réputation. C'est une histoire assez terne qu'il nous raconte ou, plutôt, c'est une sorte de récit uniforme qu'il nous fait de l'existence d'un gérant de magasins à sel de Dziem-Dziem, et son évocation des indigènes et des paysages du delta tonkinois n'est pas à mon gré suffisante à soutenir l'intérêt, ni même à justifier les prétentions romanesques de son petit volume. Son héros - si héros il y a - s'acoquine avec une congaï sans relief, et n'éprouve de cette concession aux mœurs des "broussailleux" que des déboires. On, souhaiterait autre chose que ce déroulement d'événements monotones qui donne l'impression de la réalité quotidienne, mais que ni l'imagination ni la sensibilité de l'auteur ne teintent de couleurs particulières.
Mercure de France, n° 702, 15 septembre 1927
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