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Pierre Billotey Sao-Kéo ou le bonheur immobile A. Michel, 1930 __________________________________________________________________________________________________________________________________________ Résumé
Sao Keo raconte l'histoire d'un notaire parisien qui met à jour l'un de ces destins d'aventuriers qui a fait le choix d'aller vivre ailleurs, différemment, alors que tout lui conseillait fortement de mener une vie tranquille sans se poser trop de questions... Etrange destin en effet que celui de cet homme qui, au lendemain de la guerre, se retrouve sans un sou et qui, par le plus grand des hasards, sera sauvé, mais aussi envoûté par son singulier propriétaire. Ainsi, quelques vingt années après ce dernier, refera-t-il le même itinéraire, avec la même recherche, dans le lointain Laos à la nature vierge et grandiose, parmi un peuple pastoral et serein, qui sait que le bonheur est immobile... Editions Kailash __________________________________________________________________________________________________________________________________________ Chroniques
J. Ausseur, in La Quinzaine critique des livres et des revues, n°14, 25 mai 1930
L'épisode que raconte M. Pierre Billoley dans Sao-kéo ou le bonheur immobile ressemble à celui que M. George Groslier a raconté l'année dernière dans Le Retour à l'argile. L'un et l'autre romans mettent en scène un jeune français que les circonstances conduisent en Indochine, et qui abandonne sa qualité d'Européen pour adopter les moeurs et vivre de la vie locale. Le héros de M. Pierre Billotey découvre, au Laos, que le bonheur ne consiste même pas à posséder un peu d'or; « rien au monde ne vaut que l'on se fatigue »; l'immobilité, l'absence de soucis, le renoncement à toute ambition et à tout effort, voilà l'idéal. Evidemment, c'est une philosophie. Elle est d'ailleurs vieille comme le monde. On en connaît de pires, mais on en connaît de meilleures. Elle se borne à ranger l'homme sur le même plan que le lézard qui se chauffe au soleil ou que le cloporte qui dort sous son caillou. M. Pierre Billotey a voulu en faire le sujet principal de son livre; il n'y a pas réussi, n'en ayant fait que l'accessoire. Les préliminaires occupent les trois quarts du volume et constituent à eux seuls une aventure distincte. Mais soyons-lui indulgents, car s'il ne s'embarrasse pas de morale, du moins il évite avec soin les peintures déshonnêtes qui souillent la plupart de ses romans et il conclut en blâmant « cette absurde béatitude, cette honteuse paresse », en déclarant qu' « il faudrait certes se garder de prendre pour exemple de pareils rêveurs ». Allons, tant mieux ! Ch. Bourdon in Revue des lectures, n°6, 15 juin 1930 __________________________________________________________________________________________________________________________________________ Réédition
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